100 % d’ENR sur trois îles bretonnes d’ici à 2030

Faisant partie des ZNI (zones non interconnectées), les trois îles bretonnes Ouessant, Sein et Molène sont actuellement dépendantes principalement des centrales thermiques. Elles se sont fixé comme objectif, depuis 2016, d’atteindre un mix énergétique à 50 % renouvelable d’ici à 2023 et 100 % renouvelable d’ici à 2030.

Avec le soutien de l’association Les Îles du Ponant, dont les trois îles sont membres, les autorités locales ont pu distribuer plus d’une dizaine de milliers d’ampoules LED permettant ainsi d’économiser plusieurs centaines de mégawattheures par an. D’autres mesures visant à réduire la consommation d’électricité ont été déployées : distribution d’économiseurs d’eau, renouvellement des appareils de froid énergivores, isolation des bâtiments communaux et rénovation de l’éclairage public. Ces actions ont permis de réduire de 23,4 % leurs besoins énergétiques en trois ans, soit l’équivalent de 637 m³ de fioul chaque année. Les trois îles ont lancé en même temps un programme de soutien aux travaux d’économie d’énergie pour accompagner les habitants dans la transition.

Afin de verdir le mix énergétique, des investissements ont été réalisés : si Molène né compte qu’une centrale photovoltaïque pour ses 132 habitants, Sein, île de 200 habitants, a déployé quelque 900 m² de panneaux photovoltaïques sur des bâtiments, alors qu’Ouessant, 850 habitants, s’est doté, parallèlement à des installations produisant de l’énergie solaire, d’une hydrolienne Sabella qui devrait lui fournir, grâce aux courants marins, 15 % de son énergie.

Tous ces efforts sont couplés au développement de smart grids optimisant la gestion de la production et de la consommation des ENR.

Green Innovation

Green Innovation

Par la rédaction du magazine GREEN INNOVATION.
Créé en 2013, le magazine est réalisé par des professionnels passionnés, issus d’horizons variés mais tous spécialistes des questions scientifiques, technologiques et environnementales. Océanologues, climatologues, biologistes, géographes ou économistes, tous sont animés par le même désir : faire partager un savoir souvent maltraité par les grands médias généralistes, tout en insufflant une vision positive du progrès et de la société.