2050 : la fin de la mobilité carbonée ?

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) table sur 2050 pour la mobilité décarbonée, entièrement dépendante au gaz, à l’électricité et au biocarburant.

L’objectif, ambitieux, est d’arriver au fameux facteur 4 d’ici à 2050. Ce facteur 4 est l’objectif climatique et écologique qui consiste à diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment le CO2, par rapport au niveau de 1990. Pour la France, cela revient à diviser par quatre ses émissions.

Cet objectif a été fixé à partir de l’hypothèse suivante : pour limiter le réchauffement climatique à + 2 °C, il est nécessaire de stabiliser les concentrations de CO2 dans l’atmosphère autour de 450 parties par million (ppm).

Pour atteindre cet objectif, des solutions sont mises en œuvre dans plusieurs domaines, dont celui des transports, très polluants. D’un bout à l’autre de la chaîne, l’effort est bien réel. Les constructeurs travaillent sur des moteurs à la fois plus efficaces et moins polluants, électriques, à hydrogène, au biocarburant. Elon Musk, patron de Tesla, a créé la société Hyperloop qui a récemment présenté son grand projet de transport sous vide pour la Californie.

Pour imaginer une mobilité décarbonée, l’ADEME a travaillé sur deux scénarios, pour 2030 et pour 2050. Éric Vidalenc, responsable ville durable et énergie au sein de l’ADEME, explique : « Le premier, ambitieux et réaliste, s’adosse aux meilleures technologies et pratiques disponibles aujourd’hui. Pour 2030, le mix énergétique reste le même, à base d’essence, de diesel, d’énergie carbonée, même s’il y a un peu d’électrique. » Pour le scénario 2050 en revanche, la mutation est bien réelle avec la fin du pétrole, remplacé par le gaz avec l’hydrogène, par l’électricité, mais également par le biocarburant, notamment pour les transports aériens. Éric Vidalenc ajoute : « Le scénario 2050 repose sur une rupture technologique, mais aussi d’usage et de pratiques. » Le rôle de la voiture va complètement changer. Il s’agit de passer de la voiture individuelle, privée, propriété d’un particulier, à la voiture de service. Ce mouvement existe déjà avec l’autopartage et le covoiturage. Pour l’ADEME, il est favorisé par trois grands facteurs : le prix du pétrole qui grève le budget des foyers et des entreprises, la qualité de l’air et les enjeux climatiques qui sont de véritables problèmes au quotidien pour tous les Français.

Dans ce contexte, l’entreprise joue un rôle central, car moteur. La numérisation de la mobilité est possible grâce à des briques technologiques qui n’existaient pas encore il y a dix ans et qui ont été développées pour l’entreprise. Le covoiturage, l’autopartage, les transports collectifs, le vélo représentent déjà la mobilité d’aujourd’hui avec un énorme potentiel de progression. Il y aura également les véhicules autonomes et le vehicle to grid (V2G) qui permet aux batteries embarquées de stocker de l’énergie et aux véhicules de gérer leur charge en fonction de la disponibilité du réseau ; à l’inverse, le réseau peut puiser dans les véhicules l’électricité dont il a besoin pour répondre à une forte demande.

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Par la rédaction de Smart Mobility.
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