Scandale environnemental dans le golfe du Mexique

En 2004, l’ouragan Ivan ravageait le golfe du Mexique, détruisant sur son passage une plateforme pétrolière de la société Taylor Energy, située à une vingtaine de kilomètres au large des côtes de Louisiane, sous l’effet d’un glissement de terrain sous-marin. Résultat : d’importantes fuites de pétrole issues de ses 28 têtes de forage sous-marines, lesquelles continuent de polluer les eaux de la région quatorze ans après les faits. Longtemps tenue secrète,
cette fuite jamais colmatée est désormais considérée comme la pire catastrophe pétrolière dans l’histoire du golfe du Mexique, loin devant l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, qui avait causé la mort de 11 personnes et provoqué la libération de 780 millions de litres de pétrole en mer durant 87 jours en 2010. Au total, ce sont 112 000 litres d’hydrocarbures qui s’échappent quotidiennement dans la mer depuis 2004. 
 
Photo ci-dessus : plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique. C’est une zone écologiquement très riche, et une zone de pêche importante pour les États-Unis et Cuba. En raison de la quantité toujours croissante d’azote et de phosphates dissous dans ses eaux, la pollution y a plus que doublé depuis les années 1950. Selon les estimations actuelles, on trouve trois fois plus d’azote circulant dans le golfe du Mexique qu’il y a 30 ans. Chaque été, s’y forme une vaste zone, au sud du littoral de la Louisiane, plus grande que l’État américain du Massachusetts avec plus de 18 000 km², qui est hypoxique : ses eaux né transportent pas assez d’oxygène pour soutenir la vie marine.

Texte : Héloïse Flamant • Photographie : Don Victorio

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