Des micropolluants difficiles à éliminer

La dépollution des nappes et des rivières en France n’est pas chose aisée à cause de la présence très importante de micropolluants.
Le bassin Seine-Normandie en est un bon exemple. On y trouve des métaux, des pesticides, des résidus de médicaments et des dizaines de milliers de molécules, naturelles ou synthétiques, au stade de micropolluants.

Pourtant, les eaux françaises doivent répondre d’ici à 2027 aux normes de bon état fixées par l’Europe, un objectif que tous les États européens doivent atteindre, comme le précise l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Mais seulement 40 % des eaux de surface (rivières, lacs…) du bassin Seine-Normandie satisfont aux normes européennes, alors que 38 des 53 nappes phréatiques de la région restent encore trop polluées, dont 33 sont touchées par les micropolluants.

Les micropolluants étant peu étudiés, les méthodes de dépollution sont également peu développées. L’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques) ont recensé dans le bassin un peu plus de 40 composés essentiels dans le but d’aider les « acteurs et usagers » à lutter contre ces micropolluants, dont certains sont extrêmement nocifs.

Les pesticides représentent un autre souci majeur des autorités, car un tiers des nappes ou rivières sont déclassées à cause d’eux et les mesures prises jusqu’à maintenant n’ont pas donné de résultats visibles. L’Agence de l’eau Seine-Normandie essaie donc d’inciter les industriels, les artisans et les agriculteurs à réduire l’usage de tous ces micropolluants, ou à les recycler.

Enfin, l’Agence met en garde contre les résidus de médicaments se retrouvant à l’état de traces dans l’eau et plaide pour une amélioration du suivi de « certains antibiotiques et antiparasitaires animaux ».

Green Innovation

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Par la rédaction du magazine GREEN INNOVATION.
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