GREEN INNOVATION N° 25

Une récente étude diligentée par la banque d’affaires américaine Morgan Stanley a mis en évidence le potentiel du marché mondial de l’hydrogène dans l’industrie et le transport. L’utilisation de l’hydrogène devrait en effet, selon les auteurs de ce rapport, se développer fortement dans les prochaines décennies. Le marché mondial, estimé aujourd’hui à 130 milliards de dollars, pourrait ainsi atteindre 2 500 milliards de dollars à l’horizon 2050 selon les projections du Conseil de l’hydrogène (créé début 2017 par des groupes industriels tels que Air Liquide, Linde, Alstom, BMW, Daimler, Engie, Shell, Total, Honda ou encore Toyota). Les pays et zones géographiques bénéficiant de la plus forte croissance dans la consommation d’hydrogène seraient, selon Morgan Stanley, la Chine, le Moyen-Orient, les États-Unis, l’Europe de l’Est et le Sud-Est asiatique. Cette dynamique, qu’accompagne la volonté de nombreux gouvernements cherchant à promouvoir des énergies « propres » et décarbonées, pourrait ouvrir la voie à ce que le prospectiviste américain Jeremy Rifkin a jadis qualifié d’ « économie hydrogène » : une nouvelle économie mondiale amenée à se substituer à l’économie du pétrole, et qui bouleversera en profondeur les équilibres géoéconomiques de la planète. Si cette réalité n’est pas encore pleinement devant nous, la perspective d’une rupture technologique permettant de tourner la page des énergies fossiles n’a cependant jamais été aussi proche…

Alors que se tiendra dans quelques semaines le Mondial Paris Motor Show (ex-Mondial de l’automobile de Paris), premier salon automobile mondial en termes de fréquentation, nous avons décidé de consacrer l’essentiel de ce numéro à la mobilité électrique, hydrogène et au gaz naturel (GNV et bioGNV).

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Par la rédaction du magazine GREEN INNOVATION.
Créé en 2013, le magazine est réalisé par des professionnels passionnés, issus d’horizons variés mais tous spécialistes des questions scientifiques, technologiques et environnementales. Océanologues, climatologues, biologistes, géographes ou économistes, tous sont animés par le même désir : faire partager un savoir souvent maltraité par les grands médias généralistes, tout en insufflant une vision positive du progrès et de la société.