Le sommet pour le climat, quel bilan ?

Organisé au deuxième anniversaire de la signature de l’accord de Paris, le One Planet Summit avait pour objectif de réunir la communauté internationale autour d’une question importante : la mobilisation de la finance publique et privée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Organisé par la France à la suite du retrait des États-Unis de l’accord de Paris en juin dernier, conjointement avec les Nations unies (ONU) et la Banque mondiale, le One Planet Summit a rassemblé le 12 décembre 2017, sur l’île Séguin (Hauts-de-Seine), une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, de grands acteurs mondiaux de la finance publique et privée, ainsi que des ONG. Structuré en trois temps : des tables rondes le matin, la Climate Agora à midi et des séquences l’après-midi, le sommet a donné la parole à une centaine d’intervenants, chefs d’État et de gouvernement, élus locaux, entrepreneurs, banquiers ou philanthropes.

Une vingtaine de projets ont été mis en valeur pour illustrer le fait que des solutions concrètes – locales ou globales – existent pour répondre aux enjeux climatiques.

Quelques décisions importantes ont été annoncées. Notamment, la Banque mondiale a promis d’arrêter le financement de l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz après 2019. Par ailleurs, les pays du Nord ont annoncé vouloir porter à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 leurs aides pour le climat en faveur des pays du Sud.
À l’issue du sommet, douze mesures pour le climat ont été arrêtées et la One Planet Coalition créée pour s’assurer que les engagements seront tenus. Un deuxième One Planet Summit a été prévu en 2018 pour une réunion de chantier.

Green Innovation

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Par la rédaction du magazine GREEN INNOVATION.
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